3 (bonnes) raisons pour prendre plus de pauses

En ces temps où la productivité est valorisée par notre société, nous commençons à réaliser à quel point les moments de pause sont importants. Nous sommes entourés par l’urgence et la vitesse. Ces valeurs sont devenues des normes, toute tâche doit être exécutée rapidement. Les notions de priorité se confondent tant les exigences s’accélèrent. Avoir la tête dans le guidon, comme on dit. Or, les temps de pause ne doivent pas être perçus comme une perte de productivité : ce sont des temps de récupération et de réflexion qui participent également à l’efficacité collective. Ceci dit, évitez quand même de tomber dans l’excès…

Une récupération physique et mentale

Nous répétons encore et toujours la nécessité de varier les sollicitations de l’organisme. Toute posture prolongée est contraignante : si vous êtes assis toute la journée devant votre ordinateur, il faudra bouger régulièrement. Pour les activités physiques, les Troubles Musculo-Squelettiques peuvent apparaître lorsque l’organisme est sur-sollicité, avec un temps de récupération insuffisant. La pause, aussi limitée soit-elle, permettra au corps de souffler un coup avant de repartir.

La méthode Pomodoro s’appuie sur cette gestion de l’énergie. Son postulat repose sur le temps de concentration optimal avant que l’attention se fatigue. Ce temps de 25 minutes est alterné avec des temps de pause de 5 minutes, qui sont en fait des tâches plus simples. Cette période de récupération permet de se concentrer plus efficacement, et ainsi de suite.

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Autrement dit, à vous de choisir si vous préférez courir 10 km à fond sans vous arrêter (quitte à être essoufflé pour le reste de la journée) ou courir 2 km à la fois en alternant quelques minutes de marche (mais tenir sur la durée, voire même dépasser les 10 km).

Échanger avec ses collègues

S’il est efficace de faire une marche à pieds dans le quartier, ce genre de pause reste atypique. La plupart des salariés reste au sein des locaux. Que ce soit à la machine à café, dans le bureau d’un collègue ou dans les couloirs : les gens échangent. Ces communications informelles sont les bases de nombreuses informations sur le travail. Cela permet également de bénéficier de l’épaule d’un collègue pour délester une charge émotionnelle. La pause ne permet pas seulement de parler boulot, mais d’accentuer le soutien social. Une bonne blague ne fait pas de mal non plus. Si vous aimez rire.

Par contre, si ces échanges contiennent de la négativité ou des ragots, bien que cela permette d’exorciser certains sentiments, nous ne trouvons pas ça constructif ni très motivant. Fuyez les personnalités toxiques et qui sont constamment dans la plainte, ce ne sont pas eux qui vous pousseront vers le haut (ouais, on rigole pas avec les gens qui plombent l’ambiance collective).

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Des temps de réflexion

Des chercheurs ont montré que les salariés qui prenaient quelques minutes en fin de journée pour réfléchir sur ce qu’ils avaient réalisé étaient plus efficaces que leurs collègues. Les pauses sont rarement passives. Prendre le temps de planifier sa journée, d’identifier ses objectifs et de chercher de nouvelles idées n’est pas une perte de temps. C’est un besoin légitime qui donne du sens à nos actes. S’arrêter quelques instants, c’est prendre le temps de réfléchir sur sa satisfaction personnelle et l’orientation de sa vie.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.