5 idées pour que les salariés s’expriment sans crainte

Les managers qui n’encouragent pas leur équipe à s’exprimer sont rares. Malgré tout, les salariés peuvent se montrer réticents à remonter certains problèmes. En dehors des personnalités secrètes, le manque d’expression au sein d’un collectif interroge. Frustrant pour tout le monde, ces situations doivent être dépassées pour mener à bien l’activité quotidienne. Voici quelques pistes pour débloquer la parole.

Se montrer accessible

Nous distinguons une différence entre se dire accessible et être réellement accessible. Les salariés savent bien que vous êtes quelque part et qu’ils peuvent venir vous voir. En revanche, faire la démarche d’aller vers eux est un pas supplémentaire. Un vague “ça va, tout va bien ?” de circonstance amènera logiquement une réponse formatée. S’asseoir régulièrement dans leur bureau, prendre son temps ou discuter du travail en cours devraient diminuer la barrière hiérarchique.

Venir s’exprimer dans le bureau du chef reste intimidant pour la plupart d’entre nous. Ce terrain n’est pas neutre dans sa représentation. Si des salariés trouvent le courage de se présenter, l’accueillir du mieux possible ou s’asseoir près de lui brisera la distance. Multiplier la proximité n’engage que la confiance pour délier la parole. Attention aux signes de pouvoir involontaires comme laisser la salarié sur un siège inconfortable, le laisser debout si vous restez assis…

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Écouter pour de vrai

Rien de pire que de parler sans être écouté. L’écoute attentive et bienveillante sont des qualités non négociables. Soyez certain que si votre équipe ne trouve pas l’oreille attendue, elle n’est pas prête de revenir vous voir. Arrêtez toute tâche en cours et focalisez votre attention sur l’expression de la personne. Prenez des notes si nécessaire, le salarié verra que sa parole est bien prise en compte.

Il faut ensuite se saisir de la question pour apporter une réponse. S’il n’y a pas de solution instantanée, il faudra revenir vers le salarié pour lui transmettre le suivi de sa requête. Une problématique qui n’est pas suivie de résultats ou qui sera vite expédiée encouragera insidieusement le salarié à ne plus perdre son temps.

Impliquer les salariés dans les décisions

Non seulement les opérateurs ont souvent d’excellentes idées pour trouver des solutions mais une démarche participative reste nécessaire pour que chacun s’exprime. Là encore, chaque point de vue doit veiller à s’exprimer et à être pris en compte.

Il existe souvent un biais auquel il faut être attentif : le manager arrive avec une idée précise et tente d’amener le groupe à l’intégrer. L’équipe aura le sentiment que le groupe n’est qu’un alibi pour valider une décision déjà prise. Retrouvez notre article sur les décisions collectives pour découvrir de nombreuses idées complémentaires.

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Ne pas tuer le messager

C’est tentant de s’énerver contre la personne qui remonte un problème. Que le salarié soit fautif ou non, résoudre la problématique et faire en sorte qu’elle ait une réponse adéquate est pourtant votre seul objectif. S’en prendre à la personne qui a eu le courage de remonter un dysfonctionnement revient à se tromper de cause. Si le salarié a voulu faire avancer l’entreprise et qu’il se fait engueuler, on ne l’y reprendra pas deux fois. Ne pas cacher les problèmes est une noble qualité et le salarié doit être reconnu dans ce sens.

Les échanges informels

La machine à café est l’illustration typique de l’importance des échanges informels. Des tonnes d’informations y circulent et nombre d’entre elles sont officieuses. A la cafétéria, dans l’ascenseur ou les transports en commun, ce sont des cadres neutres et détendus qui favorisent la proximité et une parole plus libérée. Ce sont autant d’occasions d’échanger avec des personnes que l’on voit peu et multiplier les points de vue. Enfin, ces espaces de rencontre sont régulièrement fréquentés et permettent d’être plus réactifs lorsqu’il faut évoquer un problème encore tout chaud.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.