5 points à vérifier avant d’envoyer un mail assassin

Les mails sont de véritables armes de destruction. Des missiles rigoureusement étudiés par certains, afin d’assommer son adversaire devant un parterre de personnes en copie. Les dégâts sont collatéraux et l’auteur en fait aussi les frais. Tout le monde connait les mails assassins. Les plus stratégiques souhaitent garder des traces de leur éclatante vérité, les plus orgueilleux veulent avoir raison aux yeux du patron. C’est peut-être le signe d’un ego mal placé et d’une difficulté à communiquer normalement. Mais la plupart du temps, c’est surtout de la maladresses et des mauvaises interprétations.

Laissez reposer

On vous a fait une offense ou on doute de votre compétence ? L’erreur traditionnelle est de réagir tout de suite pour laver son honneur. L’appel de l’égo nous dicte de répondre un cran au dessus. Deux collègues qui s’affrontent n’est pas constructif et c’est tout le collectif qui en pâti. Restez cool : ne montez pas au créneau tout de suite. Le mieux est encore de laisser reposer l’affront pour y réfléchir à tête reposée. Avec le recul, l’émotion a sans doute été mauvais conseiller. Et si vous répondiez demain ? Vous pouvez même écrire une réponse sans l’envoyer pour vous délester d’une partie de la charge émotionnelle, vous risquez d’être surpris lors de sa relecture.

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Adopter l’empathie

Se mettre à la place de l’autre n’est pas intuitif. Notre vision égocentrée nous amène souvent à interpréter les situations à travers un prisme déformant. Forcez-vous à vous mettre à la place de l’assaillant, cet indélicat qu’on calmerait bien volontiers A-t-il vraiment voulu dire ce qu’il a écrit ? Quelles sont les informations à sa disposition ? Pourquoi est-il amené à penser de cette manière ? Quelle faille personnelle l’a poussé à attaquer ? Donner le bénéfice du doute permet de ne pas répondre par l’agressivité et être plus enclin à échanger sur des faits précis plutôt que des ressentis.

Auriez-vous honte si le mail est transféré ?

Si la réponse est diffusée plus largement, auriez-vous des choses à vous reprocher ? Des tournures de phrases indélicates ou des sous-entendus mal dissimulés ? Déceler toute agressivité pour les supprimer du texte final est une étape incontournable. Encore une fois, rester sur des faits objectifs et précis reste votre meilleur allié. Tomber dans la subjectivité ou la rancœur personnelle écornera sérieusement votre image.

Limitez également le nombre de personnes en copie. Et surtout pas de copie cachée, hypocrisie détestable rendue possible par une option à bannir absolument. Peu honnête vis-à-vis de votre auditoire, surtout si ça vient à se savoir.

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Ne pas répondre

Répondre sur la même lignée n’engendre qu’une réaction en chaîne. Gagner par la force n’est pas une victoire, et le vaincu ne change pas d’avis pour autant. Au contraire, rancunes et animosités seront couverts à feu doux jusqu’à la prochaine opportunité de revanche. Pourquoi ne pas désamorcer l’affrontement en refusant de le nourrir sous cette forme toxique ? Certes, prendre sur soi demande un effort important. C’est pourtant un des meilleurs moyens de résoudre le conflit pour s’orienter vers d’autres approches plus constructifs.

Discuter en personne

C’est la voie la plus noble pour mettre les choses à plat. Discuter en personne, sans prendre à témoin des personnes en copie lors d’échanges de mails interminables. Surtout que les grandes gueules par mail retombent souvent comme des soufflets lorsqu’ils sont isolés dans la vie réelle. Dans le pire des cas, il reste le téléphone.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.