6 erreurs de langage corporel à éviter au travail

Notre attitude trahit régulièrement nos émotions. Une sorte de mécanisme incontrôlé qui peut nous faire du tord quelle que soit notre situation de vie. La communication non-verbale reste encore trop sous-estimée des orateurs qui se focalisent sur les mots employés, oubliant le ton de la voix et le langage corporel.

Pour autrui, la compréhension de notre pensée passe par l’observation de nos gestes, même (et surtout) de façon inconsciente. Si vous dites que vous êtes tout à fait calme alors que vous froncez les sourcils, vous gonflez le torse et que vous relevez la tête, votre collègue comprendra sans difficulté qu’il va passer un sale quart d’heure.

Quel que soit notre niveau hiérarchique, ce genre d’attitude peut avoir des répercutions notables sur nos relations de travail. C’est d’autant plus important pour les managers lorsqu’ils doivent faire passer des messages. Notre langage corporel doit être en cohérence avec ce que l’on exprime. Il parait que ça se travaille avec l’expérience, avec une grosse dose de volonté et d’autocritique. Nous vous suggérons d’être attentif à 6 erreurs de langage corporel à éviter au travail.

Croiser les bras

Croiser les bras sur son torse est souvent perçu comme une forme de repli. Votre collègue risque de penser à tord : “Tiens, il est sur la défensive, je dois dire un truc qui ne lui plait pas”. C’est un peu le stéréotype du langage corporel parce qu’il est tout à fait possible de plier les bras de façon détendue comme un signe d’attention ou d’intérêt.

Au risque que ce soit mal interprété, dépliez donc les bras et les laissez-les tranquillement tomber le long de votre corps. Pour montrer votre ouverture, vous pouvez même parler avec vos mains, paumes ouvertes vers le haut.

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Le bras tendu avec la paume de la main vers le bas

C’est une magnifique manière de suggérer à votre interlocuteur de s’écraser face à vos idées brillantes. La personne qui tend son bras, avec la paume de la main tournée vers le bas, adopte une posture dominante et n’est clairement pas prête à écouter autrui.

La clé ne se trouverait-elle pas dans une réelle attention portée envers les idées d’autrui ?

Bannissez tant que possible ce geste condescendant qui n’apportera rien de constructif à la situation. Encore une fois, l’astuce des paumes ouvertes devrait faire son petit effet.

Regarder fixement dans les yeux

Fuir le regard peut vous faire passer pour une personne peu fiable qui a quelque chose à se reprocher. Dans une conception virile du contact oculaire, un vrai bonhomme franc et honnête ne regarde les gens que dans les yeux.

Regarder fixement quelqu’un sans la quitter des yeux est effectivement le meilleur moyen de vous faire passer pour un psychopathe : c’est intense et ça met les autres mal à l’aise. Détournez le regard quelques instants permet de souffler un peu et c’est tout à fait naturel.

Comme tout n’est qu’une question d’équilibre, évitez tout de même d’être constamment distrait à la moindre stimulation visuelle à côté de votre interlocuteur qui y verra avec raison un manque subtil d’intérêt.

Les mains sur les hanches

Les mains sont posées sur la taille, avec les coudes écartés : vous occupez l’espace pour montrer que vous avez le pouvoir. A tord ou à raison d’ailleurs. C’est une technique enseignée à ceux qui manquent de confiance en eux pour se donner un air d’autorité. Ça marche peut-être pour votre égo, mais pas pour celui des collègues.

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Taper des pieds (ou des doigts)

Ce sont des signes de nervosité insupportables pour ceux qui en sont les témoins. Taper des pieds sur le sol, trembler des genoux ou tapoter des doigts sur la table sont parfaits pour laisser entendre que vous seriez mieux partout, sauf en face de votre interlocuteur. Vous vous ennuyez clairement et vous n’avez qu’une envie : vous barrer au plus vite.

C’est vrai que certaines conversations sont pénibles et nous ne vous jetterons jamais la pierre pour ressentir de l’agacement. Si vous arrivez à vous maîtriser, évitez quand même ces signes de nervosité. Ou arrêtez de boire trop de café.

Se reculer en arrière

S’enfoncer profondément dans son siège n’a jamais permis à quiconque de s’échapper. J’ai déjà essayé. Pire, mettre une distance physique avec la personne en face risque de provoquer l’effet inverse : imaginez si elle se penche en avant pour ne pas vous lâcher.

Trompez ces signes d’ennui et de désintérêt en restant droit comme un “i”, voire même en répliquant la posture de votre interlocuteur qui sera séduit par la magie du mimétisme : inconsciemment, on apprécie davantage les personnes qui nous ressemblent.

D’ailleurs, au lieu de feindre l’intérêt, la clé ne se trouverait-elle pas dans une réelle attention portée envers les idées d’autrui ?

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.