Comment réagir face à des collègues impolis

Ça nous arrive de penser que la nature humaine est en petite forme ces derniers temps. Il y a forcément eu des périodes où nous étions plus empathiques les uns avec les autres. Loin de cristalliser une population particulière, l’impolitesse touche toutes les catégories socio-professionnelles. De quoi enfin réconcilier les sexes, les générations et les classes sociales. Donc non, on ne veut pas entendre “Ha ces jeunes, qu’ils sont impolis !”.

Ainsi, vous connaissez probablement quelques collègues qui tirent la tronche à longueur de journée et qui disent bonjour du bout de la langue. Et si l’on gronde les enfants qui ne disent pas “bonjour” ou “merci”, que penser des adultes qui oublient ces règles élémentaires ? Alors on respire un bon coup, on prend sur soi et on ne rentre surtout pas dans le jeu du collègue impoli.

Une impolitesse qui s’exprime largement

Nous ne dresserons pas d’inventaire déprimant des attitudes impolies que l’on peut rencontrer au travail. Trop long. Chacun pourra puiser dans sa propre expérience. Si l’on excepte les caractères orageux, nous parlons bien des personnalités qui oublient trop facilement les règles de savoir-vivre.

En tête des pratiques incontournables, nous avons envie de citer le bonjour matinal : c’est d’une logique implacable pour certains, lorsque d’autres n’auront aucun complexe à passer devant une porte ouverte sans tourner la tête. La journée commence bien.

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Étrangement oubliés, surtout dans le milieu professionnel, les “merci” ou les “s’il te plait” ne sont pas toujours systématiques. Sans compter les “oublis” d’inviter certains collègues à manger le midi, ne pas s’excuser d’arriver en retard à une réunion, regarder son téléphone lors d’un entretien… Bref, les exemples ne manquent pas.

Désamorcer l’attitude de l’autre

Laver l’affront serait une première réaction naturelle. Pourtant, s’agacer et ruminer dans votre coin nuira surtout à votre propre état d’esprit. Inutile de s’énerver et de provoquer une réaction en chaîne : ne rentrez pas dans un jeu de miroir en reproduisant l’attitude de l’autre, cela escaladerait sûrement jusqu’au conflit. Nous vous accordons que c’est tentant, mais résistez.

Rester courtois est la réaction que nous vous conseillons fortement. Et non, ce n’est pas simple. N’accordez pas trop d’importance à votre égo qui veut laver votre honneur. Le vainqueur est toujours celui qui a l’intelligence de quitter un conflit le premier.

Si vous estimez que des limites ont été dépassées, exprimez-le calmement à votre interlocuteur lorsque le moment sera propice. Il ne s’en est peut-être pas rendu compte et s’excusera spontanément. Si c’est vous qui êtes fautif, autant faire votre mea culpa et vous excuser platement, ce sera tout à votre honneur. La plupart du temps, cela n’ira pas plus loin que ça.

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Rester poli en toute occasion

De notre point de vue, il faut rester courtois en toute occasion. Nous pensons même qu’il faudrait se forcer à être particulièrement poli au travail. Le monde professionnel est déjà assez complexe, chacun doit individuellement prendre la responsabilité d’en améliorer le climat. Qui sait, cela donnera peut être l’exemple aux autres.

Nous devons tous amorcer un changement en nous-même, et ne pas hésiter à dire plus de “sil te plait” qu’il n’en faudrait. D’ailleurs, les mails doivent faire l’objet d’une vigilance toute particulière. Tous les salariés doivent remplir des tâches professionnelles, et s’ils sont payés en échange de leur temps, un petit “merci” n’a jamais fait de mal à personne.

Enfin, les responsables devraient particulièrement veiller au respect des règles de vie pour les insuffler à leur équipe. Rappelons aux petits chefs que les managers doivent être au service de leur équipe, et non l’inverse. C’est à eux qu’il revient d’être garant de la culture de l’entreprise, avec la nécessité d’être exemplaires. Et nous espérons que la politesse y figure en bonne place.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.