Le fabuleux pouvoir du “non” au travail

Les mots sont dotés d’étranges pouvoirs. Ils peuvent décrire des situations ou des émotions extraordinaires. Alors que certains mots arrivent au creux d’une oreille sans toucher leur but. Un mot subtil peut être porteur de valeurs lorsque d’autres sont soumis à interprétations. L’agencement de lettres peut avoir de nombreuses conséquences : c’est la beauté de la communication, comme son défaut détestable.

Il n’y rien d’étonnant à constater que la sémantique est importante dans le travail. Par les enjeux tout d’abord, mais aussi l’impact sur les personnes. La clarté des consignes est aussi importante que l’harmonie des relations humaines. Tout ça pour dire qu’il y a un mot magique au boulot. Qu’il peut vous faire gagner énormément de temps. Qu’il pose des limites. Et que peu de personnes n’osent prononcer.

Dire “non”, tout simplement

Le mot magique est “non”. Oui je sais, vous n’êtes pas surpris car vous avez déjà lu le titre de l’article. Là où le “non” est très connoté dans le milieu professionnel, il est pourtant nécessaire dans de nombreuses occasions. Il faut trouver le courage pour le dire. Pas n’importe comment non plus. Ça passe mieux avec un sourire. N’allez pas vous faire virer en passant pour un glandeur effronté.

Puisqu’il est nécessaire de se justifier face à un responsable hiérarchique, appuyez-vous sur des faits concrets : votre charge de travail, les délais serrés d’une mission, la conséquence sur votre planning si vous acceptez cette tâche… Utilisez ce “non” pour discuter du contenu de votre travail avec votre manager. Un refus bien placé peut être propice à l’échange. Affûtez vos arguments car rester à la surface d’un “non” ne sert pas à grand chose.

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Sortir de la peur du jugement

Et pourtant, combien d’entre nous ont peur de dire “non”. Par exemple, l’envie d’être serviable trompe beaucoup de personnes sympathiques. Hors de question de montrer un visage de refus face à des collègues. Ici, on est là pour travailler et se soutenir. Peu importe si les limites de sa propre charge de travail est atteinte. On finit par devenir la bonne poire qui dit “oui” à tout. Beaucoup de personnes respectent ceux qui s’affirment : un petit “non” de temps en temps permet de conserver certaines limites.

Poser des limites pour s’investir sur le plus important

Puisqu’il s’agit de dire “non” pour poser des limites et ne pas se retrouver noyé (encore une fois, dans la mesure où c’est justifié), c’est pour engager son temps dans des projets importants. Les vraies priorités. Celles qui vous font grandir. Celles qui font avancer l’entreprise.

Un “non” argumenté peut passer auprès de votre hiérarchie. Et si ça ne passe pas, vous aurez envoyé le message. S’entêter face à un manager peut avoir des conséquences désagréables, alors sachez trouver les compromis acceptables. Quitte à finir par lâcher un “mouais” sans enthousiasme.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.