S’investir dans son entreprise par le CHSCT

Nous croisons quotidiennement des salariés qui se plaignent de leurs conditions de travail mais qui se défilent au moment d’agir. Les salariés ont pourtant différentes voix pour se faire entendre et avoir les moyens de changer certaines choses. Le CHSCT est un comité qui existe dans les entreprises de plus de 50 salariés, dont le but est d’améliorer les conditions de travail. Investissez-vous dans votre CHSCT, il n’y a pas mieux pour mettre en place des actions d’amélioration.

Domaines de compétences du CHSCT

Le CHSCT analyse les conditions de travail et les risques professionnels, veille au respect de la réglementation et développe la politique de prévention en proposant des actions concrètes. Autrement dit, tous les sujets liés à prévention de la santé physique et mentale des salariés peuvent être abordés pour déboucher sur l’élaboration d’un plan d’action. Le CHSCT peut également enquêter sur les facteurs d’apparition d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Le comité est consulté par la direction avant la mise en place de changements importants dans l’entreprise, qui auront un impact potentiel sur les conditions de travail: déménagement ou réaménagement des locaux, mise en place de nouvelles machines, changement d’organisation (passage au LEAN par exemple), nouvelles technologies…

Comment ça se passe concrètement

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Etre membre du CHSCT passe par une élection qui a lieu tous les deux ans. Le nombre d’élus dépend de la taille de votre entreprise. Une fois élu, le comité se réunit tous les trimestres, ou de façon exceptionnelle en cas d’urgence (accident par exemple).

Le temps de délégation est d’au moins 2 heures par mois, jusqu’à 20 selon l’effectif. Ce temps permet d’aller sur le terrain, de rencontrer certains services ou d’analyser les risques professionnels. Chaque membre bénéficie d’une formation pour mener à bien ses missions. L’employeur informe le comité sur les actions mises en place et transmet certains documents à sa disposition. Un expert extérieur peut être mobilisé en cas de danger grave. Un droit d’alerte est même possible en cas de danger grave imminent.

Un pouvoir décisionnel qui reste à l’employeur

Le CHSCT n’a pas de pouvoir décisionnel: l’employeur reste seul responsable de la prévention de la santé physique et mentale de ses salariés. Il faut voir le CHSCT comme un organe de veille, de surveillance et de propositions, ayant accès à des moyens supplémentaires, et qui a l’avantage de pouvoir discuter directement avec la direction.

Je suis dans une entreprise de moins de 50 salariés

Si l’effectif de votre entreprise est supérieur à 11 salariés, vous pouvez vous présenter en tant que délégué du personnel, qui a exactement les mêmes missions que le CHSCT.

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Photo par usinterior

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.