Les repose-poignets sont-ils vraiment utiles ?

La vie nous réserve de nombreux mystères. Le sexe opposé par exemple. Mais en tant qu’ergonome, une question reste emplie d’interrogations. Pourquoi ces fichus repose-poignets sont aussi controversés ?

Parce qu’il y a des résultats attendus, et d’autres soumis à des variables que nous ne semblons pas maîtriser. Votre serviteur ne comprend pas pourquoi les repose-poignets marchent certaines fois, et soumis à échec dans d’autres situations. On comprend bien le concept, mais il ne semble pas toujours se vérifier en situation réelle. Allez, on vous raconte tout ça : est-ce que les repose-poignets sont vraiment nécessaires ?

Pour garder le poignet droit

Lorsqu’on utilise une souris traditionnelle “plate”, le poignet est en hyperextension vers le haut. Pareil pour le clavier d’ailleurs. Une légère sollicitation du poignet qui peut, à terme, générer des douleurs, voire la compression des nerfs sous les tendons (oui, le canal carpien). La probabilité étant souvent surprenante, l’apparition de douleurs dépendra de pleins de trucs : la fréquence d’utilisation, l’angle d’hyperextension, de la sensibilité personnelle, des antécédents médicaux éventuels…

Pour du confort ou certaines pathologies, les repose-poignets recouvrent nos bureaux dans l’espoir d’un miracle. L’idée est de rétablir l’angle droit du poignet. Le repose-poignet apporte le volume nécessaire pour que le poignet repose sans effort et à plat.

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Et pourtant

Ce serait trop simple. L’idée est bonne mais elle n’est pas toujours appréciée des utilisateurs. De nombreuses personnes adorent les repose-poignets et ne peuvent plus s’en passer, voyant leurs douleurs diminuer. Des perturbateurs contrarient ces succès en détestant l’aménagement : soit le repose-poignet est posé dans le sens inverse, le volume tourné vers le haut, soit il est carrément destiné à périr au fond d’un tiroir.

C’est ce qu’on a du mal à s’expliquer. Il semblerait que le volume du repose-poignets soit contraignant dans les mouvements de la souris. C’est la raison qu’on entend le plus souvent. La taille de la souris, de la main et l’amplitude des mouvements du curseur ne sont peut-être pas anodins non plus. Enfin, le contact continu du poignet avec une surface n’est pas au goût de tout le monde.

Du coup il faut faire quoi ?

De notre expérience personnelle, c’est du 50-50 (au pif). Par chance, c’est du matériel peu onéreux, dont le prix modeste facilite les essais sans trop investir. Les premiers modèles coûtent quelques euros et vous n’aurez pas de regret à le laisser dans le fond d’un tiroir s’il ne vous apporte pas le confort attendu.

Choisissez la forme et la couleur qui répondent à vos goûts. Il semblerait que les modèles en gel soient plus confortables que les modèles en mousse. Si les repose-poignets sont bien connus des souris, les modèles pour clavier rencontrent parfois leur public. Enfin, les repose-poignets sont inutiles si vous possédez une souris verticale et un clavier ultra plat : pas ou peu d’hyperextension du poignet dans ces cas là.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.