Vous voulez transmettre vos connaissances ? Pensez au verre d’eau !

Nous sommes nombreux à tomber dans l’écueil d’une surabondance d’informations. Les exemples sont nombreux : formations, séminaires, compte-rendus, fascicules, affichages… Soucieux de transmettre un maximum de connaissances ou pour ne rien oublier, les canaux de communication sont souvent trop denses. Résultat : tout le monde s’ennuie et rien n’est retenu. L’impact est mineur alors qu’on a souhaité partager nos connaissances. Snif.

Et pourtant, tout le monde s’accorde à reconnaître que trop d’information tue l’information. Nous sommes sidérés de constater qu’au delà du discours, chacun s’entête à produire des PowerPoint surchargés ou des discours interminables. Nous aussi, on a connu ça. Jusqu’à ce qu’on tombe sur la métaphore du verre d’eau. Ça a radicalement influencé notre approche.

La métaphore du verre d’eau

Décidément, le verre d’eau est une métaphore inépuisable. Dans notre cas, on va dire que le verre représente notre cerveau. La quantité de connaissance est représentée par l’eau. Le cerveau est donc capable de contenir une quantité limitée de connaissances. Lorsque le cerveau a intégré trop d’éléments, le verre déborde. Vous pouvez rajouter autant d’eau que vous voulez, la quantité dans le verre restera la même.

C’est pour cette raison qu’il est inutile d’assommer nos interlocuteurs de messages et de détails sans fin. Pour que nos messages soient retenus et efficaces, leur quantité doit être limitée. Synthétiser tant que possible, prioriser l’essentiel et accepter qu’autrui n’en retiendra qu’une vision partielle. Vous gagnerez du temps et les personnes en face de vous seront reconnaissantes.

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Un travail sur soi

Si tout le monde accepte volontiers ce concept, pourquoi autant de personnes continuent sur cette voie ? Tout d’abord, c’est rassurant. Une présentation PowerPoint surchargée donne le sentiment à l’orateur de ne rien oublier. D’autres ont l’impression d’en donner pour leur argent : autant optimiser le temps de cerveau disponible et de charger le plus possible. En vain.

En mettre plein la tête de l’autre, c’est aussi une façon de valoriser son expertise. Se positionner en tant que sachant aux yeux d’autrui. Nous croyons que limiter son flux d’information est surtout un travail sur soi, reconnaître que l’autre n’a pas des attentes exhaustives mais personnelles. Qu’on n’échange pas pour montrer ce que l’on sait, mais pour que l’autre trouve sa réponse. Un appel à tous nos amis en relation avec des clients ou des collaborateurs, sortons de notre égocentrisme naturel et portons l’autre au centre de notre attention.

Ecrit par un ergonome incognito

Un ergonome voulait apporter un peu de réconfort dans ce monde de brutes. Il a donc choisi de partager des idées pour mieux vivre son travail. Quel naïf.